Occupant une place primordiale dans le quotidien des paysans, le four put être individuel ou d’utilisation collective (four banal). Sa construction ne permet pas d’erreurs. Les murs du fournil de faible hauteur supportent un toit à deux pans couverts de tuiles ou de lauzes.

    Les pierres sont jointées à la glaise. A l’intérieur, des tablettes de bois ou de pierre servent à poser les palhassons, panetons remplis de pâte, et les pains cuits. Le four en forme d’abside est accolé au fournil où se trouve sous le même toit. Certains fours n’ont pas de fournil. On ne cuit pas tous les jours mais environ chaque quinzaine.

    Quand le pain refroidit, on profite de la chaleur du four pour cuire tartes, pastets et pompas.

    Ces pâtés de pommes et ces boules de pâte dorée emplissent les lieux d’une odeur inoubliable.(1)


    Annotations

    1. Cantal, Hautes Terres, éditions Bonneton,  » Ethnographie » par Daniel Brugès, p. 113.